mercredi 26 octobre 2011

Fenouil et mort d'enfants

Section des bébés, cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
Qu'on pense à Guy Turcotte ou à Joseph Dumont à St-Jérôme, ou encore à Stéphanie Meunier à Montréal, les histoires entourant la mort d'enfants n'ont pas manqué cet été. S'ajoutaient récemment cette mère de St-Eustache qui a tenté de noyer et d'électrocuter ses enfants de quatre et six ans avant que leur père les secoure, ainsi que cette autre mère de Chelsea accusée d'avoir tué sa fille de sept ans. Et on en compte bien d'autre, juste ici, au Québec.

Tout ça est évidemment ignoble. Deux autres histoires de décès évitables d'enfants à travers le monde m'ont marqué ces derniers temps.


Vous aurez peut-être entendu parler de Wang Ye, surnommée Yue Yue, cette petite fille chinoise qui a été frappée par un camion, puis écrasé par un autre, sous les yeux indifférents de plus d'une quinzaine de passants. La vidéo de l'incident n'est pas particulièrement agréable à voir — ne la regardez pas si vous refusez de voir une enfant malmenée de la sorte et baignant dans son sang. Une femme a fini par porter la fillette au bord de la route et avertir sa mère, mais on apprenait vendredi dernier que Yue Yue a succombé à ses blessures. Depuis, le débat fait rage : quelle maudite idée est passée par la tête des ces gens qui ont vu l'incident se produire ou qui ont aperçu et laissé l'enfant blessée reposant dans une marre de son sang dans la rue?


Un jugement rendu en 2006 en Chine a forcé un homme à payer la moitié des frais médicaux d'une femme qu'il avait emmenée à l'hôpital après qu'elle soit tombée d'un autobus. C'est elle qui avait poursuivi son sauveur pour ses frais médicaux... Ça manque vraiment de sérieux et une telle réalité pourrait commencer à expliquer la négligence affichée dans l'histoire de Yue Yue, tout de même affreusement révoltante.

Continuez de lire, ce fenouil aura du sens... en quelque sorte.

Je ne sais pas si cette autre histoire est plus ou moins enrageante, mais elle me met hors de moi. Le jeune Luca Monsellato, quatre ans, est décédé dernièrement en Italie des suites d'une maladie qui lui faisait présenter plusieurs symptômes tels qu'une pneumonie, une perte de cheveux et des maux de ventre. Ses parents ont maintenant été accusés de meurtre pour absence de traitement approprié. En effet, son père, s'étant auto-proclamé spécialiste de l'homéopathie, a choisi de n'utiliser que ces remèdes de carnaval pour tenter de soigner ton fils. Il le traitait, imaginez-vous, aux infusions de fenouil.


Entre rouer de coups un enfant de quatre ans et le soigner à coups de trucs de sorcière, lequel est le pire? À mon avis, c'est équivalent et dégoûtant.

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