vendredi 29 mars 2013

Ralph Klein (1942–2013) #258

King Ralph.
L'ancien premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, est décédé aujourd'hui. Depuis quelques années, on le savait atteint de MPOC, maladie respiratoire aussi connue sous le nom de broncho-pneumopathie chronique obstructive. On va dire MPOC, c'est moins compliqué.

Les Albertains se souviendront de King Ralph comme du dirigeant qui éradiqua la dette de la province à l'aide de l'argent produit par l'industrie du «pétrole non conventionnel» et par ses coupure brutales dans les dépenses de l'État — en particulier en santé. Si Lucien Bouchard, vers la même époque au Québec, envoyait à la retraite des milliers de médecins et d'infirmières en visant le «déficit zéro», Ralph Klein, lui, s'assurait qu'ils ne reviendraient pas au travail en allant jusqu'à démolir des hôpitaux.


On gardera aussi en mémoire plusieurs moments d'égarement de Klein, où il étalait à tout vent une grossièreté bien désolante. Pour ne citer qu'un exemple, rappelons l'anecdote où il s'était présenté, en pleine nuit, dans un refuge pour sans abris d'Edmonton, où il avait enguirlandé les résidents de l'endroit en les enjoignant d'aller se trouver un emploi, avant de leur balancer une poignée de monnaie et de fuir les lieux. Tout comme l'actuel maire de Toronto, Rob Ford, Klein a toujours nié ses problèmes de consommation d'alcool. Très bien.


Mentionnons par ailleurs qu'en 2011, Ralph Klein apprit que l'aphasie dont il souffrait depuis quelques temps était causée par la maladie de Pick, également caractérisée par «un déclin du comportement social (y compris une désinhibition, un manque de tact, des brèches importantes du respect de l'étiquette)».


Après tout, le roi de l'Alberta n'était peut-être pas un ivrogne, mais simplement atteint d'une démence précoce.


Pour en revenir à nos moutons, trente points reviennent à Fred et à Raton. Je prends donc la tête du classement, à moins qu'Esteban trouve encore une victime que nous aurions oubliée et qui le replacerait au sommet.


Alors?


Wiki | Radio-Canada

Aucun commentaire :

Publier un commentaire